Marie Curie : Une femme inspirante pour la Journée internationale de la femme

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la femme. A

fin d’écrire le blog d’aujourd’hui, il y a quelques semaines, nous avons réalisé un sondage sur notre page Facebook demandant à nos adeptes de voter pour les femmes qu’ils pensaient être les plus influentes et les plus inspirantes de l’histoire. Les options du sondage, que les followers pouvaient ajouter, sont devenues une liste substantielle de grandes femmes, dont Jane Austen, Rosa Parks, Amelia Earhart, Mère Teresa et Jeanne d’Arc. Mais il y a eu un gagnant très clair avec 45% des votes : Marie Sklodowska – plus connue sous le nom de Marie Curie.
Lorsque j’ai réalisé le sondage sur Facebook, il ne s’agissait pour moi que d’une liste de personnes intéressantes et historiques. Marie Curie n’était qu’un nom sur une liste de noms. Mais depuis, c’est devenu personnel. Cette semaine, un membre de ma famille proche a reçu un diagnostic de cancer du sein. Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle, mais le pronostic est excellent grâce à un diagnostic précoce et aux décennies de recherche qui ont été consacrées au traitement de la maladie. Cela m’a fait réfléchir à l’effet qu’une femme née il y a près de 150 ans continue à avoir sur la vie des femmes partout dans le monde aujourd’hui.
Portrait de Marie Curie [1867 – 1934], chimiste polonaise. Œuvre protégée par le droit d’auteur disponible sous Creative Commons by-nc 2.0 UK
Portrait de Marie Curie [1867 – 1934], chimiste polonaise. Œuvre protégée par le droit d’auteur disponible sous Creative Commons by-nc 2.0 UK
Marie Sklodowska est née en 1867 à Varsovie, en Pologne, et était la plus jeune de cinq enfants. Ses parents, Bronislawa et Wladyslaw, étaient tous deux enseignants. Son père donnait des cours de mathématiques et de physique, deux matières que Marie a continué à étudier. Elle a demandé une place à l’université de Cracovie, mais sa candidature a été rejetée parce qu’elle était de sexe féminin. Lorsque j’ai visité Cracovie en 2000, mon guide m’a dit qu’à la suite de ce refus, Marie a assisté à des conférences à Cracovie habillée en homme jusqu’à ce que sa supercherie soit découverte. J’adore cette image mais je ne trouve aucune preuve en ligne (et nous savons tous que si elle n’est pas en ligne, elle n’existe pas), donc je pense que j’ai peut-être été trompée – est-ce que l’un d’entre vous, chers lecteurs, peut le confirmer ?

Ce que mes recherches me révèlent, c’est que Marie et sa sœur Bronislawa ont été impliquées dans une organisation appelée

l’Université volante – un établissement d’enseignement clandestin enseignant un programme pro-polonais au mépris des autorités russes, et qui était, à l’horreur du choc, prêt à admettre des étudiantes.
Les statistiques des Nations unies montrent qu’aujourd’hui, il y a un nombre égal d’hommes et de femmes qui étudient dans l’enseignement supérieur (également appelé “enseignement complémentaire”, “supérieur” ou “continu”) dans le monde entier. C’est donc ça, l’éducation est égale dans le monde entier, n’est-ce pas ? Faux. Il s’agit d’une moyenne, et les chiffres varient considérablement d’un pays à l’autre, de 16 % de femmes en Guinée-Bissau à 85 % de femmes à Montserrat. En Europe, les chiffres sont plus équilibrés, comme le montrent ces exemples : les femmes représentent 57 % des étudiants de l’enseignement supérieur au Royaume-Uni, 58 % en Pologne, 63 % en Lettonie, 55 % en France et 59 % en Suède.
Toutefois, les préjugés sexistes dans les matières enseignées restent très présents. Il reste des matières qui sont étudiées par des hommes et des matières qui sont étudiées par des femmes. Saviez-vous que moins d’un tiers des diplômés en mathématiques, sciences et technologies en Europe sont aujourd’hui des femmes ? Imaginez la situation de Marie il y a 130 ans : non seulement elle poursuivait l’ambition peu féminine de l’éducation, mais elle étudiait des sujets qui étaient, et sont toujours, traditionnellement du ressort des hommes.

Marie Curie :

Holograph Notebook”, . Page du carnet.27 mai 1899 – 4 décembre 1902 contenant des notes d’expériences, etc. sur les substances radio-actives. Ouvrage protégé par le droit d’auteur disponible sous Creative Commons by-nc 2.0 UK
Marie Curie : Holograph Notebook”, . Page du carnet.27 mai 1899 – 4 décembre 1902 contenant des notes d’expériences, etc. sur les substances radio-actives. Ouvrage protégé par le droit d’auteur disponible sous Creative Commons by-nc 2.0 UK
Marie s’est installée à Paris, en France, en 1891, pour rejoindre sa sœur et son mari, et pour étudier à l’université de Paris (La Sorbonne). Elle y obtient deux diplômes, l’un en mathématiques et l’autre en physique, en étudiant le jour et en donnant des cours particuliers le soir pour gagner de l’argent afin de payer les factures. Plus tard, elle est devenue la première femme professeur de l’université.
En 1895, elle épouse Pierre Curie, professeur à l’École de physique et de chimie de Paris. Elle changea son nom pour celui de Marie Sklodowska-Curie, préférant aller à double tour et garder la partie polonaise de son nom plutôt que de prendre simplement celui de son mari. Pourquoi alors, je me demande, la connaissons-nous seulement sous le nom de Marie Curie ? Qui a décidé de perdre son nom de jeune fille ? Est-ce parce que Marie Curie a une belle symétrie ou parce qu’il y a un lien sémantique entre le nom Curie et le mot “cure” ? Ou était-ce la pression de la tradition ?
Marie et Pierre Curie dans leur laboratoire à Paris”.

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