C’est quoi le Breast Illness en augmentation mammaire ?

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Le terme « Breast Illness » est parfois employé pour englober l’ensemble des troubles qui peuvent se manifester chez certaines personnes porteuses d’implants mammaires. Il recouvre des complications reconnues telles que la contracture capsulaire, la rupture d’implant ou encore l’infection, mais également un éventail de symptômes plus généraux regroupés sous l’appellation « Breast Implant Illness » (BII). Cette dernière, bien qu’elle ne fasse pas l’objet d’une définition médicale officielle et unanimement reconnue, suscite un intérêt croissant, tant du point de vue des patientes que de celui des professionnels de santé.

Des symptômes généraux controversés : la Breast Implant Illness (BII)

Des patientes portant des implants mammaires rapportent diverses plaintes pouvant inclure :
– Une fatigue persistante et parfois invalidante, associée à des troubles du sommeil.
– Des douleurs musculaires et articulaires pouvant affecter la mobilité ou la qualité de vie.
– Un « brouillard cérébral » se traduisant par des difficultés de concentration et de mémoire.
– Des affections cutanées (irritations, sécheresse, eczéma) et parfois des chutes de cheveux.
– Des troubles de l’humeur, de l’anxiété ou de la dépression.

Il est parfois difficile de démontrer un lien de causalité entre les implants et ces symptômes, car ils peuvent également être associés à d’autres pathologies (maladies auto-immunes, troubles hormonaux, etc.). Cependant, de nombreuses patientes signalent une amélioration de leur état général après le retrait de leurs implants, ce qui motive la poursuite de recherches sur ce phénomène.

Complications locales liées aux implants mammaires

Certaines complications sont bien documentées et reconnues par la communauté médicale :
– La contracture capsulaire : l’organisme forme normalement une enveloppe fibreuse autour de l’implant. Dans certains cas, cette capsule s’épaissit et se rétracte, causant douleurs, déformations esthétiques et, parfois, une gêne notable.
– La rupture d’implant : résultant de l’usure du matériau, d’un traumatisme ou d’un défaut, elle peut provoquer des douleurs ou une modification de la forme du sein. Parfois, aucune anomalie n’est visible et la rupture est découverte de manière fortuite lors d’une échographie ou d’une IRM.
– L’infection : plus rare, elle peut se manifester juste après l’intervention ou tardivement. Les signes d’alerte incluent douleur, gonflement, rougeur et fièvre. Un traitement antibiotique ou un retrait temporaire de l’implant peut être nécessaire.
– L’hématome : un saignement interne peut survenir après l’opération, se manifestant par un gonflement douloureux. Si l’hématome est important, un drainage chirurgical peut s’avérer indispensable.

Lymphome anaplasique à grandes cellules associé à un implant mammaire (LAGC-AIM)

En plus des complications mécaniques et inflammatoires, il existe un risque très rare, mais reconnu, de développement d’un lymphome anaplasique à grandes cellules dans la capsule péri-implantaire. Contrairement aux cancers du sein habituels, ce lymphome affecte le système immunitaire et se manifeste souvent par une accumulation de liquide autour de l’implant, une augmentation de volume soudaine, une douleur ou la découverte d’une masse. Le diagnostic repose sur l’analyse du liquide prélevé et l’examen anatomopathologique de la capsule. Le traitement consiste en l’ablation de l’implant et de la capsule, parfois associée à une chimiothérapie ou à une radiothérapie selon l’évolution.

Origines et hypothèses entourant la Breast Implant Illness

Bien qu’il reste difficile de dresser un portrait précis des mécanismes en jeu, plusieurs pistes de recherche sont explorées :
– Hypothèses immunitaires : chez certaines personnes prédisposées, la présence d’un corps étranger (l’implant) pourrait entraîner une réponse immunitaire disproportionnée ou favoriser l’apparition de troubles auto-immuns.
– Micro-fuites de silicone : on suppose que de petites particules de silicone pourraient migrer à travers l’enveloppe de l’implant, provoquant des réactions inflammatoires ou immunitaires localisées et systémiques.
– Facteurs psychologiques et environnementaux : le stress, l’anxiété ou certaines prédispositions génétiques pourraient également influencer l’apparition et la perception de ces symptômes.

La santé, c’est un esprit sain dans un corps sain. Homère

Suivi médical et prise en charge

L’importance d’un suivi régulier après la pose d’implants est largement soulignée par les professionnels de santé. Il est recommandé de :
– Réaliser des consultations de contrôle et des examens d’imagerie (échographie, IRM) afin de dépister précocement une éventuelle rupture ou une contracture capsulaire.
– Consulter rapidement un médecin en cas de douleurs persistantes, de modifications esthétiques soudaines, de gonflement, de rougeur ou de symptômes généraux inhabituels.
– Chercher un avis médical spécialisé (rhumatologue, immunologue, etc.) en cas de suspicion de troubles auto-immuns ou de symptômes systémiques.

Dans certaines situations, le retrait des implants et de la capsule péri-implantaire peut être envisagé. De nombreuses femmes relatent une nette amélioration de leur état général à la suite de cette explantation, même si les mécanismes exacts ne sont pas encore entièrement élucidés.

Prévention et réflexion avant l’augmentation mammaire

Avant de recourir à une augmentation mammaire, il est crucial de :
– Discuter avec un chirurgien plasticien expérimenté pour comprendre en détail les avantages, les risques et les alternatives (type d’implant, nature du matériau, positionnement de la prothèse).
– Prendre en compte ses antécédents médicaux, notamment en cas de maladies auto-immunes, d’allergies ou de prédispositions connues.
– Bien évaluer ses motivations et ses attentes, en considérant aussi les éventuelles conséquences psychologiques et les obligations de suivi à long terme.
Le concept de « Breast Illness », qu’il s’agisse de complications reconnues ou du spectre plus vaste de la « Breast Implant Illness », met en évidence la nécessité d’un dialogue approfondi entre les patientes et les équipes médicales, ainsi que d’une surveillance accrue. Si une partie de la communauté scientifique continue de débattre de la nature exacte et de la prévalence de certains symptômes généraux, il est clair que chaque patiente doit être informée, écoutée et accompagnée de manière personnalisée. Le suivi régulier, la prévention et la recherche en cours contribueront à mieux cerner les causes potentielles de ces troubles et à proposer des solutions adaptées pour celles qui en souffrent.

 

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