TUBE DIGESTIF : DOULEURS ABDOMINALES

 

DOULEURS-ABDOMINALES

La douleur abdominale

La douleur abdominale est une manifestation de dommage et, en tant que telle, lorsqu’elle se produit dans la région anatomique appelée l’abdomen, elle reflète des pathologies qui peuvent être liées au système digestif, bien qu’il existe d’autres dont l’origine dépasse les limites de cette cavité. En gastro-entérologie, la douleur est un symptôme majeur qui guide l’activité diagnostique. Comme pour tout type de sensation douloureuse, il est important de connaître sa fréquence, sa localisation, sa forme d’apparition, sa persistance, ainsi que son évolution (c’est-à-dire son amélioration ou pire). Il est important de différencier sa perception des réactions qu’elle provoque : manifestations psychiques (peur, inhibition, fuite, colère) et physiques (tachycardie, bradycardie, transpiration, altérations de la tension artérielle, changements de couleur de peau).

La distension viscérale, qu’il s’agisse d’un organe creux ou de la capsule d’un organe solide, est l’un des stimuli les plus importants pour y parvenir. En raison de sa durée, la douleur abdominale peut être aiguë ou chronique. Comme nous l’avons souligné dans les types de douleurs cardiovasculaires, la douleur abdominale peut avoir différents récepteurs qui lui confèrent des caractéristiques distinctives. Douleur viscérale profonde : causée par la stimulation des récepteurs situés dans un viscère creux qui répondent à une distension ou une ischémie. L’innervation bilatérale – par la moelle – de la majorité des viscères abdominaux fait que cette douleur se manifeste dans la ligne médiane (épigastrique), qu’elle est mal localisée par le patient et conduit à un cortège de manifestations neurovégétatives (nausées, vomissements, transpiration, etc.) ;

douleur référée : désigne les métamères correspondantes innervées par les fibres somatiques sensibles. Douleur viscéro-pariétale : répond à la stimulation directe du péritoine pariétal, du mésentère et du diaphragme, intense et avec contracture des muscles adjacents à la condition.

Comment se manifeste cette douleur ?

L’inflammation du péritoine pariétal provoque une douleur profonde et sourde, située dans la zone affectée, qui peut être généralisée. L’intensité de la douleur dépend de la quantité et du type de substances étrangères qui l’endommagent et de l’étendue de la surface exposée. Une éruption rapide de suc gastrique stérile mais acide cause beaucoup plus de douleur que la même quantité de matière fécale hautement contaminée mais neutre.

Par la suite, la reproduction microbienne générera une accumulation de substances irritantes qui modifieront l’image. La bile, habituellement stérile, produit moins de douleur que le jus pancréatique, avec une énorme activité enzymatique. Cette douleur péritonéale peut être accentuée par la pression ou des changements de position. Le patient essaie de ne pas bouger du tout. Même une toux l’active. L’inflammation de la séreuse produit un réflexe tonique spasmodique  de la musculature adjacente et donc, dans la péritonite généralisée, l’abdomen acquiert la caractéristique d’une contracture diffuse qui a été appelée “ventre en table”.

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