La véritable histoire derrière la naissance du Botox

En 1987, les docteurs Jean et Alastair Carruthers ont accidentellement découvert des propriétés cosmétiques dans une toxine normalement utilisée par les ophtalmologistes. La découverte du couple a changé le visage de la beauté et est devenue plus tard une industrie d’un milliard de dollars.
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La découverte du Botox

“On ne peut pas remettre le génie dans la bouteille”, dit le Dr Alastair Carruthers, cité par The Observer comme l’un des “50 hommes qui comprennent vraiment les femmes”. Le génie, c’est le Botox, dont il a découvert les effets antirides en 1987 avec sa femme Jean. Depuis lors, le Botox est devenu une industrie d’un milliard de dollars, la procédure cosmétique n°1 en Amérique du Nord et l’inspiration d’une nouvelle génération de produits de comblement, de thérapies par lumière pulsée intense et radiofréquence, et d’autres produits de lutte contre le vieillissement. Cette équipe mari et femme a joué un rôle majeur dans le remodelage de notre notion de la beauté.
Malgré tout cela, les légendes fondatrices du Botox sont discrètes. En 1987, Alastair a divisé son cabinet de dermatologie entre la chirurgie pour le cancer de la peau et les procédures cosmétiques. Il partageait son cabinet avec Jean, un ophtalmologue qui traitait les troubles pédiatriques ainsi que les affections des adultes telles que le blépharospasme. Le blépharospasme, un clignement et un spasme incontrôlables de l’œil et de la zone environnante, était traité avec une solution diluée de toxine botulique qui, injectée dans la peau, paralysait temporairement les muscles spasmodiques. Un jour, selon le récit de Jean, une de ses patientes souffrant de blépharospasme s’est mise en colère parce qu’on ne lui avait pas injecté de solution sur le front. “Mais votre front n’a pas de spasmes”, a répondu Jean, en lui demandant pourquoi elle s’en souciait. “Parce que quand vous m’injectez le front”, a dit la patiente, “mes rides disparaissent”.

Lors du dîner ce soir-là, Jean a mentionné à Alastair la réaction de la femme.

Lui et ses patients en dermatologie avaient été frustrés dans leurs tentatives d’effacer les lignes verticales de froncement entre les sourcils, connues par les médecins sous le nom de “lignes glabellaires”. Les produits de comblement disponibles à l’époque ne duraient pas longtemps et pouvaient être douloureux. Le lendemain, Jean a convaincu leur réceptionniste, Cathy Bickerton, d’être le premier cobaye pour l’utilisation cosmétique de la toxine botulique. Une fois qu’Alastair a vu les résultats, il n’a eu besoin d’aucune persuasion. “J’avais les patients”, dit-il, résumant ce qui allait devenir l’une des symbioses les plus réussies de la médecine esthétique de la fin du 20e siècle, “et Jean avait la toxine”.
Tous deux s’attendaient à ce que le monde embrasse leur découverte. Au lieu de cela, dit Jean, la réaction typique était : “Vous voulez injecter quoi dans mes rides ?” C’est alors que Jean s’est injectée elle-même, d’où sa fameuse vantardise qu’elle n’a pas désapprouvée depuis 1987.
Lorsqu’ils ont présenté leurs résultats à la réunion de la Société américaine de chirurgie dermatologique à Orlando en 1991, se souvient-elle, des amis médecins leur ont dit que c’était “une idée folle qui ne mène nulle part”. Mais les Carrutherses ont continué à mener des essais cliniques – bien qu’il ait été difficile de trouver des patients volontaires – et à présenter leurs résultats lors de réunions de dermatologie, en regardant leur public grandir lentement.
L’effet boule de neige a commencé en 1993. Le “Botox”, comme on appelait alors le traitement, a commencé à balayer le monde. Jean s’est qualifiée comme chirurgien esthétique ; elle fait maintenant surtout des interventions sur la tête et le cou, et traite très peu de patients ophtalmologiques. Son mari a cessé de pratiquer la chirurgie du cancer et pratique maintenant la liposuccion du corps entier ainsi que des interventions esthétiques sur la tête et le cou.
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Les médecins derrière le Botox

Alors que Jean m’emmène dans son lumineux bureau du centre-ville , je me souviens de la dernière fois que je l’ai vue, il y a environ 30 ans. Ma fille, alors âgée de six ans, avait un problème d’optique, et nous avons été dirigés vers un jeune pédiatre-ophtalmologue dans un immeuble de bureaux miteux. Je me souviens qu’elle était plus grande et plus grande qu’elle ne l’est aujourd’hui, et qu’elle n’était pas quelqu’un qui s’intéressait beaucoup à la mode. Je n’aurais jamais pensé que cette petite femme chic était Carruthers, même si je reconnais la voix légère et rapide et l’accent du milieu de l’Atlantique. Je me souviens aussi qu’elle avait une façon agréable de s’occuper de ma fille, sans condescendance, et que ses explications étaient pour moi des modèles de clarté.
Il ne fait aucun doute qu’elle était déjà une combinaison assez inhabituelle, une surperformance maternelle. C’est encore évident : Elle embrasse son personnel tous les jours, envoie des cartes d’anniversaire à ses patients, apporte des bagels aux étudiants en médecine qui la suivent, et adore cuisiner et recevoir. Le rôle de la réalisatrice n’est pas difficile à expliquer. Elle est née Jean Elliott à Brandon, au Manitoba, de deux médecins anglais qui avaient immigré après la Seconde Guerre mondiale. Lorsque sa mère est retournée temporairement en Angleterre, elle a amené ses deux jeunes filles avec elle. Le séjour en Angleterre, dit Jean, a été un tournant, lui donnant un goût de l’effort qui lui est resté. À 16 ans, elle s’est inscrite en chimie à l’université de Colombie-Britannique et elle y est restée pour ses études de médecine. C’est là qu’elle a rencontré Alastair, un étudiant en médecine anglais qui faisait un stage à l’hôpital général . Un article proposé par : https://www.riccardomarsili.fr/chirurgien-esthetique-paris/

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