PÉRITOINE : PÉRITONITE

 

PÉRITONITE

L’ Inflammation du péritoine

Inflammation du péritoine suite à une invasion microbienne, exceptionnellement fongique, qui trouve son origine dans la perforation ou le passage à travers la paroi du contenu septique des organes (côlon) de la cavité abdominale ou ceux qui ont subi une contamination. Il est ainsi possible d’observer cette image au point de départ d’une appendicite aiguë perforée, d’un diverticule du côlon perforé, d’une cholécystite aiguë ou d’une infection de l’appareil génital féminin. La flore intestinale est prédominante bien que le bacille tuberculeux et Chlamydia trachomatis puissent le faire dans les infections pelviennes des femmes (il est exceptionnel mais peut survenir chez les hommes). Elle peut devenir un processus localisé ou elle peut se généraliser et évoluer de manière aiguë ou tendre vers la chronicité.

Lorsque l’étiologie est tuberculeuse, le bacille identifié, la dissémination hématogène ou la contamination par contiguïté (adénopathies tuberculeuses, tuberculose de l’appareil génital féminin) doit être considérée. La présence d’ascite doit être vérifiée (dans près des trois quarts des cas), avec du liquide hyperprotéique avec leucocytose à prédominance lymphocytaire franc jusqu’à 75 %.

L’intensité de l’image dépend du nombre de germes, de l’état général du patient et de la vitesse de diffusion péritonéale. Dans tous les cas, la douleur est le symptôme prédominant qui peut être masqué chez les personnes âgées, chez les patients dépendants d’analgésiques non stéroïdiens, chez ceux sous corticothérapie et chez les personnes psychotiques. Il est caractéristique que la douleur commence à l’endroit du noxa (p. ex. diverticule perforé) et peut être bloquée dans cette région par des mécanismes de défense naturels (abcès intrapéritonéal) ou se propager.

Comment ça se passe ?

Dans les deux cas, elle s’intensifie avec les mouvements et le patient préfère les éviter au maximum : il respire superficiellement, reste immobile et fléchit souvent les cuisses. Ensuite s’ajouteront les symptômes de la rétention du transit intestinal : nausées, vomissements, fièvre, mauvais état général, tachycardie et enfin choc septique. L’observation de l’abdomen montrera l’absence de mouvements respiratoires et à la palpation on trouvera le ventre appelé “en table”. Les gaz retenus et la quantité de liquides fournis par les glandes et les organes abdominaux (environ 7 à 8 litres par jour) qui ne sont pas réabsorbés, accentuent le malaise du patient.

Le laboratoire démontrera la présence de leucocytose avec neutrophilie, sédimentation érythrocytaire accélérée, hémoconcentration et acidose métabolique. L’étude du liquide péritonéal, obtenu par ponction et/ou ponction et lavage, sera utile pour révéler le germe responsable, bien que la contamination soit généralement polymicrobienne. La radiologie mettra en évidence les niveaux d’hydro-air dans la plaque abdominale simple – ils sont mieux observés avec le patient en position debout – ce qui donnera un compte rendu de l’iléus adynamique présenté par le patient.

 

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